Le décret n° 2026-281 du 14 avril 2026, portant sur la mise en place expérimentale d’un programme de séances d’activité physique adaptée (APA) destiné à accompagner les personnes en cours de traitement contre le cancer, a été publié au Journal officiel le 16 avril 2026.

Ce décret marque une avancée importante dans l’intégration de l’activité physique adaptée (APA) au cœur du parcours de soins des personnes traitées pour un cancer. Pendant deux ans, trois régions – Bretagne, Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur – vont tester un dispositif inédit de prise en charge coordonnée et financée de séances d’APA sur prescription médicale.

Un objectif clair : renforcer le parcours de soins global

L’expérimentation vise à faciliter l’accès à l’APA pour les patients, en l’intégrant pleinement comme soin de support. L’activité physique adaptée est unanimement reconnue pour ses bénéfices en ce qui concerne :

  • La réduction de la fatigue liée aux traitements
  • L’amélioration de la qualité de vie
  • Le maintien de ses capacités physiques
  • La diminution du risque de récidive pour certains cancers

Cette démarche s’inscrit dans une vision globale du soin, où la santé physique, psychologique et sociale sont considérées comme indissociables.

Comment fonctionne l’expérimentation ?

Des structures conventionnées avec les ARS

Dans chaque région participante, des structures spécialement habilitées par les ARS seront chargées de coordonner les programmes d’APA. Leur rôle :

  • Recevoir les prescriptions médicales
  • Orienter les patients vers des professionnels qualifiés
  • Assurer le suivi du programme
  • Réaliser un bilan final pour évaluer les progrès et les besoins futurs

Des séances d’APA sur prescription

Les patients pourront bénéficier d’un programme comprenant :

  • Un nombre défini de séances d’APA
  • Un accompagnement personnalisé
  • Un bilan final partagé avec le médecin prescripteur

Un arrêté à venir précisera les modalités pratiques :

  • Durée du programme
  • Nombre de séances
  • Modalités de financement par les ARS
  • Critères d’habilitation des professionnels d’APA

Pour les professionnels d’APA : une opportunité structurante

Cette expérimentation représente une étape majeure pour la reconnaissance du rôle des professionnels d’APA dans le système de santé. Elle ouvre :

  • De nouvelles perspectives de collaboration avec les équipes médicales
  • Un cadre de financement sécurisé
  • Une visibilité accrue auprès des patients et des prescripteurs

Les critères d’habilitation qui seront définis par arrêté, permettront d’assurer un haut niveau de qualité et d’harmonisation des pratiques.

Un enjeu territorial fort

Pour les territoires, cette expérimentation est particulièrement significative. Elle permettra :

  • D’améliorer l’accès à l’APA pour les patients de la région
  • De renforcer les réseaux locaux de professionnels
  • De valoriser les initiatives déjà existantes

C’est aussi l’opportunité de démontrer, à l’échelle nationale, l’impact positif d’une prise en charge structurée et financée.

Et après ?

A l’issue des deux ans, une évaluation nationale permettra de mesurer :

  • L’efficacité du dispositif
  • La satisfaction des patients
  • L’impact sur la coordination des soins
  • La faisabilité d’une généralisation à l’ensemble du territoire

Cette expérimentation pourrait ainsi préfigurer une intégration durable de l’APA dans le parcours de soins en cancérologie.

Nous vous tiendrons informés

Nous suivrons de près la publication de l’arrêté d’application ainsi que les modalités d’habilitation des professionnels.

D’autres communications viendront pour vous accompagner dans la compréhension et la mise en œuvre de ce dispositif.

Le décret détaillant l’ensemble de ces dispositions est disponible ci-dessous.

Quand
Vendredi 24 avril 2026
Public