Le 8 juin 2026, la FNCS, en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé d'Île-de-France et l’Assurance Maladie, a réuni à Paris près de 200 participants (gestionnaires, professionnels de santé et partenaires institutionnels) pour la 2ème journée régionale des centres de santé d’Île-de-France.

Dans ce cadre, la deuxième table ronde a abordé les enjeux de la santé des jeunes.

Animée par le Dr Jeanne Villeneuve, Secrétaire générale de la FNCS, cette table ronde a réuni :

  • Maëlle Cerf-Théry, Référente Consultation Jeunes Consommateurs au CSAPA Le Corbillon de Saint-Denis, 
  • Marie-Stella Dombele, Chargée de mission prévention au CSAPA Le Chat de Saint-Denis, 
  • Delphine Huyghe, Responsable du Département Prévention des pathologies infectieuses et cancers, Direction de la Santé Publique, à l'ARS IDF, 
  • Jacques Cheymol, Pédiatre au CMS de Clichy, Société française de Pédiatrie Groupe de Pédiatrie Générale Sociale et environnementale,
  • Muriel Prudhomme, Médecin-directrice du Service Santé Étudiante couvrant les universités Paris Cité, Panthéon-Sorbonne et Sorbonne-Nouvelle. 

Trois entrées ont structuré les échanges : les addictions, la vaccination et la santé étudiante. 

Sur les addictions 

Les Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) de Saint-Denis ont présenté leurs actions auprès d'un public jeune dans un contexte social marqué par la précarité et les ruptures scolaires, où la consommation, notamment de protoxyde d'azote ou de PTC, cache souvent une souffrance psychique sous-jacente. La proximité avec les autres professionnels du CMS s'avère ici précieuse : elle facilite les redirections vers la santé mentale, la santé sexuelle ou l'accompagnement social, au fil des échanges avec les jeunes. 

Sur la vaccination 

La campagne anti-HPV et méningocoque menée dans les collèges depuis 2023 a fait l'objet d'un bilan détaillé. Proposée en 5e pour le HPV et le méningocoque, puis en 4e pour la seconde dose, elle est entièrement prise en charge et réalisée sur le temps scolaire par des équipes mobiles de vaccination, dont certaines sont portées par des centres de santé. 
La première campagne a permis de vacciner 16 % des élèves – un résultat encourageant, même si les campagnes suivantes ont montré des signes d'essoufflement. De manière plus générale, la progression globale de la couverture vaccinale s'explique aussi en partie par l'élargissement de la cible à des tranches d'âges plus larges. Par ailleurs, des inégalités territoriales importantes persistent entre départements, rappelant que l'adhésion à la vaccination repose aussi sur la confiance dans les professionnels de santé de proximité. C'est pourquoi le choix a été fait de simplifier les messages : plutôt qu'insister sur les risques liés aux maladies, la campagne mise désormais sur trois messages clés : gratuit, simple, sécurisé. 

Sur la santé étudiante

Le décret de 2023 a profondément réformé les Services de Santé Étudiante autour de deux axes majeurs : un ancrage territorial renforcé, pour couvrir l'ensemble des étudiants d'un territoire, et une logique de premier recours assumée, avec la possibilité d'être médecin traitant des étudiants et de s'organiser en centre de santé. Une évolution qui place les SSE au cœur du parcours de santé étudiant, avec un accent mis sur la santé mentale, la santé sexuelle, les pratiques addictives, ou encore la prévention par les pairs (à travers des étudiants relais santé qui portent des actions de prévention auprès de leurs pairs).

L'objectif à terme : faire des universités de véritables campus promoteurs de santé, où la prévention s'intègre au quotidien des étudiants à un moment clé de leur vie où se forgent des habitudes durables. 

Ile-de-France
Quand
Mardi 16 juin 2026
Public